Difficile de ne parler que de football, à quelques heures du premier match, Mexique-Afrique du Sud, qui lancera ce mondial de football, organisé au Mexique, au Etats-Unis et au Canada. Dans le journal l'Equipe de ce jeudi, les colonnes sont plus politiques que d'habitude. En substance, le climat social au Mexique est tendu (manifestation autour des salaires, et de la réforme des retraites), aux Etats-Unis, Donald Trump, le président américain et son administration pose, déjà, sa main sur l'avant-match de la compétition avec le refus, pour la sélection iranienne, de rester sur le sol américain après ses matchs.
Dernière affaire en date, Omar Artan, arbitre somalien, pourtant meilleur arbitre du continent africain en 2025, s'est vu refuser l'entrée sur le territoire américain. L'arbitre disposait pourtant d'un visa valide (depuis plusieurs mois, le président américain se déchaîne sur la Somalie, en le catégorisant de "pays pourri"). "On n'est pas insensible à tous ces scandales autour de Donald Trump" assume Guillaume Parpaix, patron du bar le Baratin à Parthenay, qui diffusera les matchs de la compétition.
Est-ce que tous ces événements vont vous empêcher de regarder le mondial nord-américain ? "La politique ça ne m'intéresse pas. Je veux parler de foot et de sport" , tranche un jeune homme dans la rue. C'est un peu l'avis général recueilli, en fin de marché, dans les rues de Parthenay, hier. Une jeune maman, avec son petit garçon, va elle aussi regarder la coupe du monde. "Les phases finales ce sera dans les bars sinon, sur le canapé à la maison". Particularité de l'évenement, de nombreux matchs seront la nuit, "ça va nous couter des heures de sommeils" sourit la jeune femme.
L'équipe de France débutera sa compétition, mardi 16 juin, à 21h contre le Sénégal. Jusqu'où vont aller les bleus ? "Je la sens plutôt pas mal cette coupe du monde, commence le patron du Baratin. En tout cas on a plus de chance que les Italiens" ironise-t-il. Un client pronostique "un quart de finale pour l'Équipe de France, mais pas plus loin", quand la mère de famille assume un top 3 : "en 1 la France, on reste patriote. Je vois aussi l'Espagne, je ne veux pas que l'Argentine soit dans le top 3, je dirais donc le Portugal pour Cristiano Ronaldo".
La France et le monde entier vont donc vibrer pendant un mois de compétition. "C'est un moment réjouissant. J'espère que ça va donner un peu de panache à l'activité économique en France" conclut Guillaume Parpaix.
Sony BERGER