Mobilisation contre une fermeture de classe pour les élèves du Chillou, de Saint-Loup-Lamairé et de Louin : le scénario de l'année scolaire dernière va-t-il se répéter ?

Les parents d'élèves, habitants et élus dépendants du regroupement pédagogique intercommunal de Saint-Loup-Lamairé, Le Chillou et Louin ont ressorti leurs pancartes ce mercredi 29 avril. Un an après leur mobilisation contre la fermeture d'une classe, l'Education nationale réitère son souhait de supprimer l'une des cinq classes.

Mêmes revendications, mêmes parents, mêmes élus, même marche entre l'école de Saint-Loup et celle de Louin pour empêcher la fermeture de l'une des classes de leur regroupement pédagogique intercommunal ce mercredi 29 avril. La cinquantaine de participants au mouvement se tient prête à marcher armé de leurs pancartes. On peut y lire « pas de casse pour nos classes ». 

Les élus des trois communes appréhendent des classes à plusieurs niveaux et comportant « 25 élèves environ », comptent-ils. « Les CP pourraient être divisés entre les deux écoles pour équilibrer les effectifs », déplore Line Roger, la maire de Louin.

Une rentrée bousculée comme l'année dernière ?

Les élus affirment qu'entre le comptage effectué par l'Education nationale en début d'année et le nombre d'enfants actuellement, cela diffère suffisamment pour garder cinq classes. La présidente de l'association des parents d'élèves, Blandine Chesseron, espère que la rentrée prochaine ne sera pas la même que la dernière : « Ils ont fermé une classe donc les élèves de CP ont fait leur rentrée à Saint-Loup. Le jour de la rentrée, il y a eu un nouveau comptage. La classe qui venait de fermer a rouvert, donc les CP ont dû déménager à Louin. » Une situation qui a engendré le déménagement de leur matériel et « les enfants ont aussi été perturbés », assure la représentante des parents d'élèves. 

Le mouvement de contestation contre une fermeture de classe ne s'arrête pas là. Pour faire entendre leurs revendications, les parents d'élèves, habitants et élus, vont organiser un flash mob, une marche entre les deux écoles à nouveau, mais au départ de Louin, et un film sur la mobilisation.

Alice LEJEUNE