Plan CASI : La Confédération Paysanne dénonce elle aussi, les difficultés pour remplir les formulaires d'indemnisation


20 octobre 2026

La branche départementale de la Confédération Paysanne dénonce les difficultés pour remplir les formulaires d'indemnisation soumis dans le cadre du plan CASI. La Coordination Rurale avait dénoncé les mêmes difficultés, il y a quelques jours. 

Le plan CASI (Climat, Adaptation, Sécheresse, Incendies) peine à séduire. Face aux difficultés rencontrées par le monde agricole à la suite de la sécheresse, l’État a déployé dans les Deux-Sèvres le fonds de réarmement agricole, l’une des 14 mesures du plan national CASI, annoncé le 4 septembre 2026 par Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire. Au total 13.3 millions d'euros ont été annoncés pour aider les agriculteurs deux-sévriens. 

Depuis le 05 octobre, les demandes sont ouvertes. Elles se font par le biais de formulaires pour accéder à la demande d'indemnisation. C'est là que le bât blesse. Il y a une semaine, la Coordination Rurale des Deux-Sèvres dénonçait "des formulaires impossibles à compléter" chez nos confrères d'Ici Poitou. "Je partage un peu l'avis de la CR" appuie Pascal Merlet, l'un des porte-parole de la Confédération Paysanne. Éleveur de chevaux de trait poitevin, à Neuil-les-Aubiers, Pascal Merlet regrette "un casse-tête administratif pour toucher des clopinettes". Pour pouvoir fournir les documents demandés, il faut "avoir une comptabilité à jour" et être "adhérent à un centre de gestion", ce qui n'est "pas le cas de tous les agriculteurs". La Confédération paysanne regroupe en effet de plus petits agriculteurs qui gèrent parfois leur exploitation seul. Une forme d'inégalité est donc pointée du doigt. "On nous demande de donner le bilan des trois dernières années, les chiffres d'affaire, de répertorier toutes les aides minimis (ndlr aide financière publique de faible montant accordée à une entreprise par l'État, une collectivité territoriale ou un établissement public), c'est un beau bordel" tranche l'éleveur.

Conséquence de ces difficultés rencontrées par les agriculteurs, "il y a beaucoup de confédérés qui vont passer l'éponge. Pour toucher 700€, si on divise la somme entre les 5 000 fermes du département, ça ne fait pas grand-chose. C'est même en dessous du RSA. C'est un vrai casse-tête comme si on en n'avait pas assez" conclut le co-porte parole de la Confédération Paysanne.

Sony BERGER

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