02 novembre 2026
Au lendemain de la Toussaint, Pascale Robin, adjointe aux services à la population à la ville de Parthenay, était dans nos studios ce matin pour parler de la gestion du cimetière parthenaisien.
Aborder la gestion d'un cimetière, c'est aborder le sujet délicat de la mort mais c'est aussi aborder la vie. La ville de Parthenay souhaite mettre en avant ce patrimoine inconnu et propose par exemple, des visites des tombes remarquables de son cimetière. C'est l'un des sujets que nous avons abordé ce matin, avec notre invitée Pascale Robin, adjointe aux services à la population à la ville de Parthenay, et donc chargée des problématiques liées à ce lieu emprunt d'histoire. Le cimetière de Parthenay compte aujourd'hui 5 000 concessions.
Concrètement, comment ça se passe quand quelqu’un perd un proche et souhaite avoir une place au cimetière de Parthenay ?
Pascale Robin : Quand on a l'annonce d'un décès, on va d'abord aux pompes funèbres. Elles vous informent de toutes les procédures. Depuis octobre 2026, les pompes funèbres ont l'obligation de fournir un livret avec ce qu'elles doivent faire et ne pas faire avec l'objectif d'informer les gens. Dans un deuxième temps, on vient à la mairie, et on choisit la sépulture que l'on souhaite.
En tant qu'élu, quelles sont les préoccupations liées à la gestion d'un cimetière ?
PR : Le principe du cimetière, c'est quelque chose que je connais depuis longtemps, avant d'être élue à Parthenay, j'ai été adjointe à La Peyratte et je m'occupais déjà de cet espace. Pour un élu, la première préoccupation, c'est qu'il y ait de la place. Tout est combiné : il faut qu'il y ait de la place, il faut répondre aux familles mais il y a aussi les préoccupations écologiques. En ce qui concerne la place, on ne peut plus s'étendre comme c'était le cas auparavant. Il faut aussi prendre en compte les évolutions de la société, l'augmentation des crémations par exemple. Quand on est arrivé en 2020 (avec l'arrivée à la mairie de Jean-Michel Prieur), c'était un cimetière très minéral. On a une grande volonté de le végétaliser, on a d'ailleurs commencé. C'est un travail de longue haleine.
Dans d'autres pays, les coutumes sont différentes des nôtres
PR : Il y a une gestion de la place qui est différente. Nous, on est en horizontal alors que dans beaucoup de pays, en Europe ou aux Etats-Unis, c'est la verticalité qui est choisie, par souci de place. Là aussi il faut du temps pour que ça évolue. C'est normal, chacun à ses habitudes. Il y a une autre évolution qui existe. Des chercheurs du CNRS font actuellement des essais, pas avec des humains évidemment, pour transformer les corps en "sorte de composte". Les recherches sont très concluantes. Ça rejoint une autre demande : de plus en plus de personnes souhaitent être déposées auprès des arbres.
Le cimetière ce n'est pas que la mort, c'est aussi la vie. Avec la municipalité, vous avez décidé de mettre en avant ce patrimoine finalement assez méconnu
PR : Le cimetière, je dis toujours que c'est un lieu de vie avant tout, parce que c'est là que l'on rencontre des tas de gens. C'est pour moi un lieu pour les vivants. Sur le mandat précédent, Catherine Magnaval (ndlr l'ancienne élue chargée de cette compétence) avait travaillé sur un parcours de visites des tombes remarquables. Ce qui est important, c'est de comprendre qu'un cimetière c'est l'histoire d'une commune. Vous avez les personnages, mais vous avez aussi l'architecture des tombes, les artisans de l'époque, les ferronniers, etc. Ce qui est formidable, c'est que lors de cette visite des tombes remarquables, on apprend la petite Histoire.
Sony BERGER

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