01 octobre 2026
L'association La Pimentière fait de la médiation de 0 à 102 ans, voire plus, via les animaux. La structure est basée à Viennay, chez Delphine, la présidente de la structure. Sa maison doit être rasée, donc cela compromet l'avenir des ateliers de médiation.
Lapins géants, poney nain, perruches, perroquet, chiens, chats... Une cinquantaine d'animaux composent La Pimentière. L'association, basée à Viennay, est menacée par la sécheresse. Elle vit notamment grâce à la vente de piments, poivrons et agrumes cultivés dans le jardin pédagogique. La maison de Delphine, la présidente de l'association, abrite la boutique de ces produits. "On va récolter 10 kilos de denrées cette année, alors que d'ordinaire, on a 80 kg à vendre", déplore la présidente en montrant la serre envahie par une cristophine pour combler le vide.
La maison doit être rasée
Les mauvaises récoltes vont mettre à mal les finances de l'association. Ce n'est pas le seul obstacle au bon fonctionnement de La Pimentière. La maison de Delphine, chez qui la boutique est abritée, va devoir être rasée. Victimes des sécheresses à répétition, ses fondations sont en train de s'écrouler. Avec les travaux à venir pour raser puis reconstruire la maison, le terrain autour, où vivent les animaux ne sera plus accessible au public. Si c'est le cas, l'accueil de public ne pourra plus avoir lieu.
Une cagnotte et des parrainages d'animaux pour sauver la structure
Pour appréhender le manque de financements, les bénévoles de La Pimentière ont lancé une cagnotte en ligne. Aussi, la structure veut faire parrainer les animaux. L'objectif principal reste de continuer à pouvoir les nourrir. "La médiation par les animaux, ça permet de soulager, de libérer les gens", justifie Delphine, infirmière. Déjà, elle essaie de vendre les produits dans des marchés en les multipliant.
De la médiation pour tous les publics
L'association propose ses services à tous les publics. Les crèches parthenaisiennes, les structures d'accueil des personnes en situation de handicap, les maisons de retraite... Bon nombre d'institutions visitent les lieux. "Les enfants peuvent mettre les doigts dans l'eau de la mare et sentir les poissons, [...] les stagiaires peuvent aller décompresser avec la brebis, par exemple", cite Delphine. "C'est une bulle. Je n'imaginais pas que ce genre d'endroit existe à Viennay", sourit Gwendoline, bénévole depuis 3 ans. "On établit des projets de soins avec les équipes soignantes", précise Delphine par rapport à l'accueil de certains publics. L'infirmière, en activité jusqu'à ce qu'elle tombe malade, a lancé cette association pour continuer d'apporter du soin.
Pour maintenir l'activité de médiation, les bénévoles espèrent pouvoir adapter la disposition des enclos de façon à ce que le public puisse y accéder pendant la destruction et la reconstruction de la maison.
Alice LEJEUNE

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